Gaston Modot, acteur français, revient de Berlin (Pour Vous 1929)


Cette semaine, nous vous proposons divers articles parus à la fin des années vingt et début des années trente consacré à un grand second rôle du cinéma français : Gaston Modot.

Il débute sa carrière au temps du muet dans des petites bandes burlesques et des westerns de Jean Durand au début des années dix, puis on le retrouve dans des films d’Abel Gance, Germaine Dulac, Louis Delluc, Raymond Bernard, Maurice Tourneur mais c’est surtout au cours des années trente qu’il sera remarqué dans des films comme L’Âge d’or de Luis Buñuel, Sous les toits de Paris et Quatorze juillet de René Clair, L’Opéra de quat’sous de G.W. Pabst, La Bandera et Pépé le Moko de Julien Duvivier.

Grâce à sa rencontre avec Jean Renoir, Gaston Modot va obtenir ses rôles les plus mémorables dans La Grande Illusion et La Règle du jeu  où il joue le garde-chasse.

Puis dans les années quarante, Gaston Modot continuera de tourner de nombreux films auprès des réalisateurs comme Jacques Becker, Henri Decoin, Louis Daquin, Louis Malle.

Et bien sûr, Gaston Modot c’est aussi l’aveugle, Fil de soie, dans Les Enfants du paradis de Marcel Carné (1945).

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Mais vous le découvrirez plus bas, Gaston Modot c’est aussi un peintre d’aquarelles, il fût également l’ami de grands peintres de son époque comme Modigliani qui le peint en 1918. Il était l’ami d’écrivain comme Mac Orlan et jouait de la guitare dans les années dix au Lapin Agile.

Il fut co-scénariste du film Nous les gosses de Louis Daquin en 1941 mais aussi de Leçon de conduite de Gilles Grangier (1945).

Il a même réalisé, en 1928, un court-métrage Conte cruel, tiré d’un récit célèbre de Villiers de l’Isle Adam, dont le scénariste et assistant-réalisateur était le grand Charles Spaak.

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Nous vous proposons donc cette série d’entretiens que Gaston Modot eut avec le journaliste Nino Frank qui paraîtront dans la revue Pour Vous entre 1939 et 1939.

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Nous avions déjà consacré à Gaston Modot un post au tout début de ce site ici.

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Bonne lecture !

Gaston Modot, acteur français, revient de Berlin

paru dans Pour Vous du 17 octobre 1929

paru dans Pour Vous du 17 octobre 1929

J’ai rencontré Gaston Modot au café de La Rotonde, au milieu des tableaux d’un goût incertain et mélancolique que trois générations d’artistes manqués ont abandonné à un limonadier respectueux de l’art et de ses simulacres. Sur la rive gauche, on n’est artiste que si l’on possède des pinceaux et l’on s’en sert ; on est plus généreux sur la rive droite, où ce terme appartient aussi, de droit, aux acteurs de théâtre et de cinéma.

Néanmoins, et bien que toutes ces réflexions tirent leur origine d’un rendez-vous à La Rotonde, et s’y situent, je ne craindrai pas d’appliquer à Gaston Modot ce mot d’artiste.

C’est, en effet, comme peintre qu’il débuta, et, dans cette Rotonde même, une constante amitié le lia à Modigliani et à d’autres héros des jours obscurs. On raconte même que les tableaux que Modot peint encore, de temps en temps, pour se distraire (et qu’il a exposés à je ne sais quel Salon de théâtre), ne sont pas sans avoir gardé, en petite dose, une ressemblance puissante avec certains aspects de l’œuvre de Modigliani.

Mais ce n’est pas là l’unique violon d’Ingres de cet acteur sympathique et consciencieux : d’ailleurs en fait de violon d’Ingres, il serait probablement plus juste de parler de sa guitare, dont il joue à ses moments perdus, pour accompagner des chansons espagnoles d’une saveur forte. Et puisque nous en sommes à l’Espagne, ajoutons que Gaston Modot a une véritable adoration pour ce pays et pour tout ce qui en relève : il joue à la pelote, il porte un béret basque, il a une guitare, il a fait le portrait de Raquel Meller en Carmen. Bien entendu, il a parcouru l’Espagne en long et en large : il se sent même beaucoup d’affinités avec le peuple espagnol.

Ce n’est pas tout : la vie de Gaston Modot est bien plus compliquée qu’on ne croit.

paru dans Pour Vous du 17 octobre 1929

Ce garçon grand et déguingandé, aux mâchoires fortes et aux yeux pointus, est un sportif fervent. Je ne parle pas de sa voiture, avec laquelle il traverse Paris, la France, l’Europe, toutes les fois qu’il lui est nécessaire de sortir de chez lui. Modot nage, monte à cheval, fait de l’escrime, court : il l’a bien prouvé dans ses films.

« Aussitôt que je peux m’évader de mon travail, avoue-t-il, je me précipite dans le Midi pour y vivre quelques bonnes journées de plein air et de sport. »

Enfin, Gaston Modot est un fervent du phonographe, et il possède une discothèque, comme dit M. André Cœuroy, magnifique ; et, dit-il, « je voudrais bien écrire des livres, des mémoires, on m’a souvent dit que ma façon de raconter est amusante, mais je suis trop paresseux… »

Tout ce qui précède, c’est-à-dire tout ce que Gaston Modot accomplit, de son propre aveu, à « ses moments perdus », doit donner l’essor à deux ou trois remarques dignes de mention :

que Gaston Modot doit trouver dans ses journées beaucoup de moments perdus pour faire toutes ces belles choses ;
2° qu’il n’a, en réalité, pas du tout l’air d’être un paresseux ;

3° que tant d’activité sentimentale et physique n’a pu manquer de conserver Gaston Modot gai, jeune, modeste et enthousiaste ;
que tout ce qui précède ne laisse pas du tout supposer que Modot est, dans la production cinématographique française, le « vilain » de prédilection, le traître perpétuel, l’homme aux rictus, aux balafres, aux inventions perfides, aux sentiments bas…

Car en somme, il ne faut pas oublier que ce qui nous importe le plus chez Gaston Modot, c’est sa carrière d’acteur. Ce figurant d’autrefois a conquis ses galons ; il faisait, comme on dit, de la « figuration intelligente » : voici la preuve que déjà à cette époque on commençait à le considérer avec attention.

Mais il y a loin de ses véritables débuts, ceux du premier Monte Cristo de Nalpas, à ses succès actuels, dans le Monte Cristo d’Henri Fescourt, par exemple, ou dans cet étrange Navire des hommes perdus de Maurice Tourneur, qui vient de nous être présenté, et où Modot joue un rôle prépondérant. Entre temps, La Sultane de l’amour, Un ours, Mathias Sandorf, Veille d’armes, Carmen, de Feyder

paru dans Pour Vous du 17 octobre 1929

Toujours méchant, toujours vilain : sans se maquiller outre mesure, incarnant à la perfection son personnage ; possédant dix, quinze visages, qu’on n’oublie pas et pour lesquels on finit par avoir de la sympathie, bien qu’ils ne la méritent guère…

« Pourquoi me limiter à un seul rôle, à un seul aspect de ma personnalité dramatique ? Je songe à McLaglen, au Jannings de Variétés : voilà des rôles que j’eusse pu jouer, et pour lesquels j’aurais ce qu’il faut — le sens de l’acrobatie, les muscles souples, les poings durs, de l’endurance… »

Cet acteur médite et s’analyse : on l’a vu composer des scénarios de film. Voilà qu’il aborde la mise en scène : son Conte cruel, tiré d’un récit célèbre de Villiers de l’Isle Adam, concilie son goût pour l’Espagne et sa puissante sentimentalité dramatique ; tourné à côté de la Jeanne d’Arc de Marco de Gastyne, ayant plus de chances de durer que cette œuvre sérieuse ; il est la preuve vivante de la versatilité et de l’intelligence de Modot.

« J’en ferais d’autres, sans doute, si on le voulait bien ; j’aimerais faire bien des choses… Mais laissons mes projets : inutile de s’y arrêter. Ce qui importe, c’est que nous sommes à un grand tournant de l’évolution du cinéma : je crois que le film sonore et parlant vient à point pour redonner du sang frais au cinéma américain et mondial. Pour mon compte, je crois à un film mi-sonore mi-parlé, qui ne contienne pas uniquement des dialogues inutiles : il faut parler et sonoriser ce qu’on ne voit pas. Sinon on imitera le théâtre… »

Nino Frank

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Gaston Modot cow-boy, contorsionniste, peintre, jongleur

paru dans Pour Vous du 26 novembre 1931

paru dans Pour Vous du 26 novembre 1931

Gaston Modot, que le public n’avait pas vu à l’écran depuis Autour d’une enquête, vient d’y reparaître sous l’aspect cynique, grave et hautain de Peachum, le « roi des mendiants » de L’Opéra de quat’ sous, version française. Il a dû se vieillir, pour la circonstance : mais le sombre éclat de ses yeux de « vilain », qui ont fait sa fortune au cinéma, le trahissent.

Car Modot, au naturel, est un homme mince et dégingandé, jeune et vif, sous des dehors de nonchalance.
On le trouve, près de la porte Maillot, dans son atelier où il est, tour à tour, peintre, jongleur et même auteur de scénarios….

« Combien de rôles j’ai sur la conscience ? Impossible de vous donner un chiffre approximatif. J’ai commencé à faire du cinéma à l’époque où un film ne coûtait qu’une semaine de travail, au maximum…. Autrefois, je peignais : je vivais à Montparnasse, et Modigliani y était mon grand ami. Je me souciais de cinéma comme de l’an quarante — mais il est bon d’ajouter que cela se passait il y a vingt ans, et qu’à ce moment-là, le cinéma vagissait encore…. Donc, cela a commencé de la manière la plus simple : un ami opérateur, que j’étais allé voir dans un studio, me présenta à Durand, metteur en scène ; nous nous liâmes, il me demanda de tourner un petit rôle… Cela m’amusait… Je fus, pour commencer, cow-boy : que de galops en Camargue, que de cabrioles et sauts périlleux ! Voyez-vous, j’ai toujours été assez sportif, je n’ai jamais craint de me casser le cou.

paru dans Pour Vous du 26 novembre 1931

« Après le Far-West en Camargue, je commençai, toujours avec Durand, à interpréter des rôles dans une longue série de films comiques, les Onésime. Oui, moi qui, depuis, ai dû me résigner à n’être toujours que le traître impitoyable, le « vilain » systématique — j’ai été acteur comique : grimaces, contorsions, fausses moustaches…. Puis la guerre : et après la guerre, le cinéma ayant évolué, des films plus importants, des rôles sérieux.

paru dans Pour Vous du 26 novembre 1931

« Quant à ce que je préfère dans tout ce que j’ai fait, écoutez : Carmen de Feyder, pour les films muets, et Sous les toits de Paris pour le « parlant » : j’y ai bien réalisé ce que je voulais. Dans Autour d’une enquête, un rôle un peu effacé m’a pourtant permis, je crois, de créer un type ; voilà le genre de personnage qui me tiendrait à cœur : un policier, rien d’extravagant ou de romanesque, simplement un policier consciencieux et attentif. Il doit pourtant y avoir des rôles de ce genre ! Pourquoi veut-on que je gâte toujours la digestion des spectateurs avec ma méchanceté systématique ?

paru dans Pour Vous du 26 novembre 1931

« Je viens d’achever, avec Gina Manès et Richard Willm, Sous le casque de cuir, drame d’aviation ; cela me rappelle un autre film sur l’aviation, que nous avions tourné autrefois, à l’occasion de la guerre balkanique : j’y totalisai mes premières heures de vol, à Villacoublay. Et je ne sais pas encore ce que je dois faire : pour le moment, je peins un tableau pour le Salon de l’Union des Artistes, où j ai toujours exposé. On m’avait proposé un rôle de jongleur, et, voyez, j’ai voulu me documenter : je jongle déjà assez discrètement… et mes voisins ne s’en sont pas encore plaints. Ainsi que cela arrive souvent, on a renoncé à tourner ce film : mais je n’en continue pas moins à jongler.

paru dans Pour Vous du 26 novembre 1931

« Quant au « parlant »… je ne fais nulle différence entre autrefois et aujourd’hui ; au temps du « muet » aussi, nous parlions, en jouant, car je vous défie de jouer sans parler : seulement la pellicule n’enregistrait pas les paroles. A présent, j’ai un texte à apprendre par coeur : je ne vois pas pourquoi je devrais cesser d’être naturel….

« Oui, j’aime le cinéma : mais plutôt que le jeu, c’est la mise en scène qui m’attire maintenant. J’ai écrit des scénarios, beaucoup de scénarios : jadis même, Un ours, puis Le Chevalier de Gaby, que nous interprétâmes, Gaby Morlay et moi, sous la direction de M. Burguet. J’ai réalisé, récemment, La Torture par l’espérance, un petit film tiré de la nouvelle de Villiers de l’Isle-Adam. Et je voudrais bien recommencer, avec mes scénarios…. Mais le Modot-acteur empêche toujours le Modot-réalisateur de débuter pour de bon ! »

N. F.

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Gaston Modot, jeune « ancien » du cinéma

paru dans Pour Vous du 6 septembre 1939

paru dans Pour Vous du 6 septembre 1939

Les plus beaux rôles de Gaston Modot, au cours d’une carrière cinématographiques riche en pittoresques souvenirs et en « performances » de qualité, avaient été, jusqu’à ces derniers temps, celui du rude capitaine du Navire des hommes perdus, de Maurice Tourneur, et celui du sournois Peachum de L’Opéra de quat’sous, de G.-W. Pabst.

A ces deux rôles on pourra ajouter désormais celui du garde-chasse Schumacher de La Règle du Jeu, de Jean Renoir.

On a remarqué, en effet, la belle composition qu’a faite Gaston Modot dans ce film si séduisant ; de la distribution du film il est peut-être l’interprète dont le rôle a le plus de relief.

« Ces semaines en Sologne — me raconte Gaston Modotsont l’un de mes plus agréables souvenirs. Vous connaissez assez mon admiration et mon amitié pour l’extraordinaire bonhomme qu’est Jean Renoir pour vous douter que j’éprouvais, à travailler une fois de plus sous sa direction, une joie de néophyte. En Sologne, à l’atmosphère de confiance et de camaraderie qui règne toujours parmi ceux qui travaillent avec Renoir, venait s’ajouter le climat pur et robustement rigoureux de l’un des plus beaux pays de France. Je n’étais pas qu’interprète : je dois à l’amitié de Jean Renoir de pouvoir collaborer plus intimement avec lui.

« C’est ainsi que — garde-chasse dans le film — j’étais préposé pour de bon à l’organisation des parties de chasse que Jean Renoir allait filmer. J’ai eu ainsi l’occasion de faire amitié avec de truculents gaillards du pays et d’apprendre, à côté d’eux, le sens de leur vie. Si le garde-chasse Schumacher de La Règle du Jeu tient son rôle d’une manière assez véridique, c’est que — pendant tout mon séjour là-bas — j’ai pu vivre pour de bon mon rôle.

C’est à table que Gaston me fait ces confidences. Nous déjeunons ensemble, et l’excellent « vilain » qu’est Modot est un peu décontenancé parce qu’il n’a pas pu s’asseoir face au Nord, comme l’exigeraient, paraît-il, ses croyances astrologiques. Je le regarde manger avec ces gestes un peu lents et géométriques qu’ont popularisés tant de rôles, et je songe à la grande jeunesse de cet « ancien » du cinéma.

Voilà une bonne pièce de vingt-cinq ans que Gaston Modot fait du cinéma : ses premiers films sont de 1913, du temps où il jouait les cow-boys photogéniques en Camargue. C’était aussi le temps où il figurait brillamment dans les « Onésime », ces films comiques où, nanti de belles et longues moustaches, il récoltait des tartes à la crème, ainsi que le faisait, vers la même époque, le pas encore illustre Charlie Chaplin.

Mais, en ce temps-là, Gaston Modot s‘intéressait beaucoup moins au cinéma qu’à la peinture : à Montparnasse, qui était encore un quartier sérieux, il fréquentait les cubistes, et son ami Modigliani exerçait une légère influence sur sa manière de reconstituer l’aspect de ses modèles.

paru dans Pour Vous du 6 septembre 1939

Passées ces années lointaines, venue l’heure du travail appliqué et méthodique, Gaston Modot a commencé sa belle carrière cinématographique, sans rien renier de ce qui avait enchanté sa prime jeunesse. Peintre, il le demeure, ainsi que le prouvent les tableaux de lui que nous présentaient certains Salons du Théâtre et du Cinéma, ou ce Portrait d’un noble vieillard que possède M. Francis Winter. Et, comme autrefois, il joue de la guitare, réussit des tours impressionnants au diabolo, vit en sportif, aime l’Espagne et ses musiques évocatrices, puis, pour la joie des amis, ressuscite d’extraordinaires chansonnettes de 1890, qu’il détaille avec un goût raffiné de la belle caricature.

Ceux qui, dans La Règle du Jeu, ont goûté les amusants refrains chantés au cours de la fête chez Dalio, apprendront avec intérêt que Modot a été le parrain de ces scènes.

Mais, depuis ces dernières années, et plus exactement depuis sa collaboration intime avec Jean Renoir, on a vu se développer un autre côté de l’activité de Gaston Modot. Le cinéma n’a jamais été pour lui qu’un gagne-pain. Scénariste, Modot avait notamment composé un petit scénario qu’il avait interprété avec Gaby Morlay. Metteur en scène, on a vu de lui un singulier petit ouvrage qui s’inspirait de La Torture par l’espérance, l’un des Contes cruels de Villiers de l’Isle-Adam.

Et demain ?
Je vais partir pour l’Italie, — me dit Gaston Modot Jean Renoir se dispose à tourner
La Tosca. On a beaucoup épilogué au sujet de ce nouveau film. Mettez-vous bien dans la tête que ce diable d’homme n’en fait qu’à sa tête, et qu’il aime tenir les gageures les plus surprenantes. Il peut paraître absurde que Jean Renoir aille tourner La Tosca en Italie : c’est pourquoi il y va.

» Pour mon propre compte, je vais là-bas comme interprète, mais probablement aussi comme assistant. Et vous vous doutez bien que j’en suis ravi… »

N. F.

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Source : Bibliothèque numérique de la Cinémathèque de Toulouse

Pour en savoir plus :

La notice biographique de Gaston Modot sur le site CinéArtistes.

L’une des aquarelles peinte par Gaston Modot avant 1933 (vendu en 2018 dans une vente aux enchères, cf ici).

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Gaston Modot peint par Modigliani en 1918 (Centre Georges Pompidou).

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La bande-annonce de La Règle du jeu de Jean Renoir (1939) avec Gaston Modot.

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Gaston Modot avec Antonin Artaud dans L’Opéra de Quat’ Sous de Pabst (1931).

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Gaston Modot avec Lya Lys dans L’Age d’Or de Luis Bunuel (1930).

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Gaston Modot dans un court-métrage burlesque de Jean Durand en 1911.

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