G.W Pabst vu par un de ses collaborateurs (VU 1931)


Cette fois-ci, nous allons nous intéresser à l’un des grands réalisateurs allemands de l’entre-deux guerres : G.W Pabst.

En effet, nous avons trouvé dans les archives du Musée Nicéphore Niepce et de leur collection complète du magazine VU cet article écrit par l’un des collaborateurs du grand cinéaste : George Root.

*

George Root a travaillé aux côtés de Pabst au moins sur les films La Tragédie de la mine  (1931) et Du haut en bas (1933). Difficile de savoir quel était son rôle exact, les sources sur le net étant contradictoire, directeur de production ? publiciste ? Signalons qu’il a également co-réalisé le film L’Inconstante avec André Rigaud en 1931 ainsi que le court-métrage Crémaillère en 1934.

*

Mais, nous avons également trouvé deux autres articles écrit par George Root à propos de Pabst.

En effet, il écrivit plusieurs articles pour la revue Pour Vous au début des années 30 avec notamment des entretiens avec Fritz Lang et Joseph von Sternberg.

Tout d’abord, nous trouvons en octobre 1930 un article qu’il écrivit sur le tournage de L’Opéra de quat’sous, mais c’est surtout un résumé de l’intrigue malheureusement (à lire ici). Puis en mai 1932, George Root écrit un nouvel article à propos du tournage de L’Atlantide, passionnant celui-ci, à lire .

*

Dans le numéro d’octobre 1930 de Pour Vous, nous trouvons cette photographie de George Root aux côtés de Pabst et de son assistant (depuis La Rue sans joie en 1925), Marc Sorkin.

*

Bonne lecture !

*

G.W PABST vu par un de ses collaborateurs (George Root)

paru dans VU du 09 décembre 1931

paru dans VU du 09 décembre 1931

paru dans VU du 09 décembre 1931

1924, 1925 C’est à peu près à cette époque que les milieux avancés du cinéma commencèrent à parler d’un jeune metteur en scène, plein d’audace révolutionnaire : G. W. Pabst. Que savait-on de lui ? Tout au plus qu’il était Autrichien, et que régisseur d’avant-garde, il avait dirigé pendant trois ans (de 1911 à 1914), un théâtre en Amérique.

Depuis, il y avait eu la guerre. Pabst, fait prisonnier dès le début, demeura quatre ans en captivité, à l’île Longue, près de Brest. Là, son premier souci fut encore d’organiser, avec ses camarades, un théâtre qui ne devait rien à personne.

1925 : La Rue sans joie. Le studio qui, plus encore que la scène, allait permettre à Pabst d’innover, de se renouveler, à l’occasion de chaque nouvelle oeuvre, s’était définitivement emparé de son imagination et de son activité. Depuis lors, aucun de ses films muets ne laisse indifférents ses admirateurs, de plus en plus nombreux : La Boîte de Pandore, Les Mystères d’une âme (film de psychanalyse), Les Prisonniers de la Montagne et surtout cet admirable Amour de Jeanne Ney, que la censure française a rendu absolument incompréhensible. A son insu, cependant, des chapelles se forment, où de fervents disciples s’appliquent à mieux comprendre ses œuvres.

paru dans VU du 09 décembre 1931

paru dans VU du 09 décembre 1931

Greta Garbo qui devait devenir une des plus célèbres vedettes de l’écran, débuta dans La Rue sans joie.

*

Le grand public accueille chaque fois ses films avec un intérêt croissant. De jeunes journalistes, dès la première heure (particulièrement en France et en Angleterre) ont préparé l’opinion, aidés par des légions de snobs et par quelques intellectuels convaincus ; pour eux aussi, le rôle social du cinéma, l’influence prépondérante qu’il doit exercer sur les esprits, sa force de persuasion, sont chose évidente.

En même temps, Pabst décourage les suiveurs, les imitateurs de basse classe et les flatteurs imbéciles : ce n’est pas l’homme d’une formule. Ses œuvres ne sont pas de celles que l’on classe au premier coup d’œil, dans tel genre, telle catégorie ; elles n’ont de mesure commune que Pabst lui-même. Aussi bien, pour le créateur, les problèmes de la conception, de la réalisation, se posent-ils chaque fois de façon différente. Sa puissance de renouvellement est telle, qu’elle déconcerte ceux-là même qui pensent le connaître à fond.

Je n’en citerai qu’un exemple. On a souvent prétendu, en Allemagne, que Pabst, metteur en scènes de tant de sombres drames, maître de l’angoisse, et du désespoir, serait par contre incapable de composer un film comique. Quelle erreur ! Pour le leur prouver, Pabst tourne en deux semaines, avec Henny Porten, une comédie qui fera rire toute l’Allemagne : Scandale autour d’Eve.

paru dans VU du 09 décembre 1931

paru dans VU du 09 décembre 1931

L’apparition du parlant, qui marqua la fin de tant de belles carrières cinématographiques ne devait pas déconcerter ce prodigieux animateur du film muet.

Alors qu’autour de lui. esthètes et cinéastes s’affolent, effrayés par les immenses possibilités que leur offre la nouvelle invention, Pabst, pour son premier film parlant, nous donne Quatre de l’Infanterie, ce chef-d’œuvre que la synchronisation française ne permet malheureusement pas de juger dans toute son ampleur.

Quatre de l’Infanterie fut réalisé au moment où, partout, dans le monde, on présentait des films de music-hall et des pièces de théâtre photographiées. Mieux qu’un film de guerre, c’est un film sur la guerre. Le front n’est pas ici prétexte à mise en scène impressionnante, comme dans certains films américains, ou toile de fond d’une intrigue amoureuse, comme dans certains films français. Un homme se penche sur l’immense souffrance d’autres hommes, entraînés malgré eux dans cette atroce aventure, dont ils ignorent les causes profondes et ne connaissent que les conséquences brutales, immédiates, de leur enfer quotidien. Ce mélange de boue et de sang, cette patience humaine poussée jusqu’à ses dernières limites, ne pouvait s’achever que dans les inoubliables hurlements qui, vers la fin du film, semblent véritablement le cri de conscience de ceux qui allaient mourir.

paru dans VU du 09 décembre 1931

L’Opéra de Quat’Sous. Dans La maison des filles.

 

*

Pour L’Opéra de quat’ sous, réalisé l’an dernier, c’est une formule entièrement nouvelle que Pabst apporte à l’écran. Le cri de souffrance est encore là, cependant, derrière les chansons des prostituées et des misérables, dans ce film amer, destiné peut-être à décevoir le spectateur moyen, déconcerté par tant de hardiesse et de virulence, auxquelles la production courante ne l’a certes pas préparé, Pabst en dirigea lui-même la version française et c’est le seul de ses films qu’une synchronisation ultérieure plus ou moins adroite n’aura pas en partie défiguré. Certes, la censure, à laquelle on a dû presque forcer la main, après huit mois de lutte, pour pouvoir enfin présenter le film au public français, en a bien supprimé quelques passages, mais tel quel, il conserve une valeur suffisante pour ramener à l’écran quelques-uns de ceux que l’indigence spirituelle incroyable du cinéma actuel avait éloignés des salles obscures.

La dernière œuvre de Pabst, encore inconnue en France, et qui vient d’être présentée à Berlin, est encore un film à tendances nettement sociales : La Tragédie de la Mine militera franchement pour la réconciliation des peuples, montrera la profonde unité humaine dans la souffrance, et l’oubli des frontières artificielles devant la catastrophe. C’est l’affreux désastre de Courrières, transposé en 1931, où l’on verra les mineurs allemands porter secours aux mineurs français, démontrant simplement la solidarité indestructible de tous les travailleurs. Au moment même où la tourmente mondiale favorise l’esprit de haine qui gagne, de jour en jour, du terrain, Pabst tente courageusement de remonter ce courant terrible.

Après tout cela, la nouvelle que Pabst s’embarquait dans quelques jours pour l’Afrique, à la recherche du pays d’Antinéa, et pour y tourner L’Atlantide, du jeune académicien Pierre Benoit, a pu paraître surprenante. Une fois de plus, Pabst s’aventure dans un genre inconnu. Charme, mystère, sensualité, autant d’éléments à partir desquels Pabst composera sans doute, une fois de plus, un film admirable.

paru dans VU du 09 décembre 1931

paru dans VU du 09 décembre 1931

Pabst, entouré de ses collaborateurs, contrôle la photogénie d’une de ses interprètes.

*

Souriant, gai, blagueur, et d’une courtoisie extrême : voilà comment il est, au travail. Je l’ai rarement vu nerveux ; lorsqu’il a des reproches ou des observations à faire, c’est à nous, ses assistants ou au directeur de production, qu’il les fait. Les artistes, eux, travaillent dans le calme, à l’abri des fureurs dont les obsèdent tant de metteurs en scène.

Pabst a la réputation d’être un grand animateur, et pourtant, nul plus que lui ne laisse à ses interprètes une plus complète liberté. Jamais vous ne le verrez leur dicter ce qu’ils doivent faire, leur détailler leur jeu. C’est que Pabst veut garder à chacun des acteurs sa personnalité. C’est du reste pour cela que la plupart des artistes tournent avec Pabst leurs meilleurs rôles.

Pabst construit ses films scène par scène, supprime tout passage inutile, ne perd jamais de vue son but final ; introduire dans ce spectacle relativement court qu’est un film, des idées, des sentiments un point de vue qui sont les siens, qui lui sont chers et tout cela sans que l’intérêt de l’intrigue en souffre. Le résultat de cette façon de composer est qu’il faut voir un film de Pabst au moins deux ou trois fois, sinon pour comprendre, du moins pour apercevoir toutes les beautés de détail qui échappent à la première vision.

paru dans VU du 09 décembre 1931

paru dans VU du 09 décembre 1931

Une des scènes les plus émouvantes de Quatre de l’Infanterie.

*

On peut être le modeste collaborateur d’un grand homme sans être aveuglé par une admiration pourtant bien naturelle. Je sais que tous ses films ne sont pas des chefs-d’œuvre ; mais je sais aussi que tous ses films sont parcourus d’un même élan : Pabst veut faire du cinéma ce moyen d’expression vraiment universel, le support et le messager auprès des peuples des idées où il puise l’essentiel de sa vie et de sa puissance.

George Root

paru dans VU du 09 décembre 1931

paru dans VU du 09 décembre 1931

G.W. Pabst tourne « L’Opéra de quat’sous »

paru dans Pour Vous du 30 octobre 1930

Pour Vous du 30 octobre 1930

Pour Vous du 30 octobre 1930

Berlin, octobre (d’un envoyé spécial.)

Il y a quelques deux cent ans, l’anglais John Gay avait imaginé une pièce musicale, parodie de tous les opéras joués à cette époque à Londres. Son Beggars’ Opéra (L’Opéra des Mendiants) ayant pour sujet la vie des mendiants a connu un succès éphémère, puis il a disparu.
En 1928, un écrivain allemand, Bert Brecht, appartenant à l’école de la « jeune Allemagne » a fait représenter, à Berlin,
L’Opéra de Trois Sous (Dreigroschenoper), inspiré de l’œuvre anglaise et depuis, le succès de cette pièce ne fait qu’augmenter. Aussi est-elle donnée actuellement à Paris par le courageux metteur en scène Gaston Baty.

Intéressé par son sujet très humain, son esprit sarcastique et son milieu pittoresque, soutenu par une composition musicale très moderne, Georg-Wilhelm Pabst, ayant à peine terminé son film Quatre de l’infanterie a commencé la réalisation de L’Opéra de Quat’ Sous qui est le premier film dont il dirige lui-même la version française.

Pour Vous du 30 octobre 1930

Pour Vous du 30 octobre 1930

Le scénario du film — lequel diffère en plusieurs points de la pièce — est le suivant :
Vers l’année 1900, un bandit élégant, ganté de blanc, Mackie (Albert Préjean) est la terreur de Londres. Une bande de voyous l’entoure, lui sert de garde de corps : il est l’ami intime du chef de la police de Londres, Tigre-Brown (Jacques Henley). La seule puissance qui peut égaler dans le sombre faubourg londonien celle de Mackie est le père Peachum (Gaston Modot), chef de tous les mendiants de la ville. Peachum a une fille, Polly (Florelle) qu’il garde jalousement. Malgré la surveillance paternelle, Mackie réussit à la séduire. Il l’enlève et l’épouse. La colère de Peachum est sans bornes. Sa fille, la femme d’une fripouille !

Pour Vous du 30 octobre 1930

Pour Vous du 30 octobre 1930

Il veut faire pendre son gendre. Il le dénonce au chef de la police, Tigre-Brown. Il le menace de bouleverser avec son armée de mendiants les cérémonies du couronnement de la reine qui doivent avoir lieu prochainement si Mackie n’est pas arrêté. Tigre-Brown ne peut plus rien pour son ami. Il doit émettre un mandat d’arrêt contre lui. Mackie, avant de prendre la fuite, décide de transformer son « fonds de commerce » en affaire de banque.
Sur l’indication de sa belle-mère (Lucy de Matha) Mackie est arrêté. Polly, assurant par intérim la direction de la Banque Mackie et Cie, apprend l’arrestation de son mari et envoie immédiatement un de ses employés à la police, pour libérer Mackie sous caution. Mais il arrive trop tard, car celui-ci s’est évadé pour réintégrer à sa banque son fauteuil directorial.

En apprenant la fuite de Mackie, Peachum réalise ses menaces. Le jour du couronnement, des milliers de mendiants, des estropiés et des vieillards, commandés par lui. vont contrarier par leur spectacle affreux la fête. La reine, horripilée, chasse Tigre-Brown. Mais un happy-end ironique viendra terminer le film.

George Root

 

Sur la piste du Hoggar avec Pabst, à la recherche de l’Atlantide

paru dans Pour Vous du 12 mai 1932

Pour Vous du 12 mai 1932

Pour Vous du 12 mai 1932

C’est l’été dernier, au bassin minier de la Ruhr où l’air est chargé de poussières de charbon, au milieu du travail infernal pendant lequel furent exécutées les prises de vues de La Tragédie de la mine que G.-W. Pabst se décida à partir au Sahara, pays du soleil et de peuples primitifs, pour tourner L’Atlantide de Pierre Benoit.

N’est-il pas naturel qu’un homme comme Pabst, qui, dans chacun de ses films, change de sujet et de milieu, ait été tenté par cette évasion vers le mystérieux Hoggar, pays que même la popularité de Pierre Benoit n’a pas encore réussi à transformer en centre touristique et climatique ?

En effet, l’aventure dramatique de Réginensi et de ses compagnons, survenue pendant que nous finissions nos extérieurs dans le Sud Algérien, doit nous rappeler que le Hoggar, empire d’Antinéa, reste le pays de la terreur.

Nous avons suivi pendant deux mois la piste du Hoggar, celle-là même qu’a empruntée la caravane du capitaine Morhange et du lieutenant Saint-Avit, en route vers l’Atlantide. Ce fut tout de même autre chose de tourner le film dans le désert, sous un soleil impitoyable, où tout était vrai : le ciel, le sable, les guerriers touareg avec leurs méhara, que dans les studios, usine sinistre où il faut créer l’atmosphère de toutes pièces.

Pour Vous du 12 mai 1932

Pour Vous du 12 mai 1932

Une seule fois, Pabst voulut forcer la nature. Pour créer le simoun qui fait disparaître les traces de Saint-Avit et de Cegheir-Ben-Cheïk, nous fîmes venir des avions d’Alger et de Sétif. A peine avions-nous installé nos appareils qu’un violent sirocco se leva qui faillit emporter tous nos avions. Naturellement, nos opérateurs Barth et Schufftan en profitèrent pour enregistrer la scène où les traces de Saint-Avit s’effacent devant le lieutenant Ferrières et ses méharistes de la Compagnie Saharienne qui se lancent à la poursuite de leur chef…

Pour une fois, nous verrons de grandes vedettes dans un film de Pabst. Il y a d’abord Brigitte Helm, la vraie Antinéa, femme mystérieuse, incompréhensible, froide et perverse, et malgré tout cela très femme ; puis Pierre Blanchar, le fiévreux lieutenant de Saint-Avit, qui dans son exaltation nous fait comprendre l’ivresse du Sahara, cette maladie existante qui empoigne son homme, se rend maître de lui, lui fait tout oublier, famille, amis ou devoir, et qui a déjà poussé tant d’hommes au crime le plus bas, à la folie et souvent au suicide ; et enfin Jean Angelo, portant fanatiquement sur sa poitrine la croix des Pères Blancs, pour qui toute cette aventure n’est qu’une reprise, car il a déjà été le capitaine Morhange de L’Atlantide de Feyder.

Georges Tourreil, l’ingénieur de La Tragédie de la mine, est là également, interprétant le rôle du lieutenant Ferrières, confident de Saint-Avit, qui lui avoue avoir tué pour Antinéa.
Il y a un rôle émouvant et humain, celui de Tanit-Zerga, joué par la petite Thela Tchaï, que tous les marabouts, tous les indigènes ont prise pour une des leurs.

Pour Vous du 12 mai 1932

Pour Vous du 12 mai 1932

Après avoir tourné toutes les scènes qui se passent en plein désert, loin des oasis et des points d’eau, comme par exemple les scènes de la caravane Morhange-Saint-Avit s’acheminant vers le Hoggar ; la fuite de Saint-Avit et Tanit-Zerga, et la mort de la petite, nous avons dû réintégrer les villages sombres qui nous semblaient pleins de mystère, comme la Zaouïa de Tamellat, la ville sainte où siège le marabout dont le pouvoir s’étend jusqu’au Niger et jusqu’à Marrakech ; ou Temacine, villages que vous retrouverez dans le film de Pabst sous l’aspect du royaume d’Antinéa aux murs infranchissables. Nous y avons trouvé une figuration précieuse et intelligente jouant ses petits rôles avec l’instinct admirable des primitifs, ne se sentant nullement gênée sous l’œil des caméras.

Il nous manquait un décor que nous n’avons trouvé nulle part sous une forme convenable : c’était le fort sur la terrasse duquel, face au désert, de Saint-Avit se confesse au lieutenant Ferrières. Que faire ? En remontant du Sud, à Touggourt, Pabst a eu un long conciliabule avec l’architecte de la Transatlantique.

Et deux semaines après, à cinq kilomètres de la ville, un fort s’élevait dans la cour duquel des méharistes, alignés devant leurs chameaux, nous attendaient, au son du clairon.

Pour Vous du 12 mai 1932

Pour Vous du 12 mai 1932

Après deux mois de travail acharné, sans un jour de repos, les appareils de prises de vues s’arrêtaient de tourner, les carnets de découpage du scénario se refermaient, les extérieurs de L’Atlantide étaient terminés.

Nous avons reçu des officiers français, véritables chefs et administrateurs civils, un admirable accueil. Ils ont tout fait pour nous aider ! Nous avons vu des Touareg et des Arabes qui nous ont servi de méharistes et de guides, sortir de leur calme millénaire et venir nous étreindre, en nous offrant les sacs et les couvertures qui ornaient leurs chameaux. Il y en avait même un qui a assuré M. Pabst que s’il a besoin d’un Targui pour un prochain film, il se tient à sa disposition pour aller jusqu’à Berlin. Puis ils partirent et disparurent sur l’horizon, comme les mirages, emportant avec eux tout ce que le Sahara comportait de féerique, d’invraisemblable, de beau.

George Root

Source :

VU : Collection Musée Nicéphore Niépce

Pour Vous : Bibliothèque numérique de la Cinémathèque de Toulouse

Pour en savoir plus :

La biographie de G. W. Pabst sur le site de l’Encinémathèque.

Extrait de L’Atlantide avec Pierre Blanchar.

Extrait de L’Atlantide avec Brigitte Helm.

Une bande-annonce sur la carrière de Pabst.

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.