Mauritz Stiller par Greta Garbo (Cinéa 1930)


Du 14 juin au 5 juillet 2017, la Cinémathèque française rend hommage au grand cinéaste suédois Mauritz Stiller. Comme nous le faisons de temps en temps, nous souhaitions également nous associer à cet hommage en mettant en ligne ces propos de Greta Garbo qui évoque son metteur en scène pygmalion qui la découverte et révélée dans La Légende de Gosta Berling en 1924.

On les trouve dans un long article « LA VIE DE GRETA GARBO », paru dans le numéro spécial de la revue Cinéa consacré à Greta Garbo, paru en mars 1930, rédigé par le critique Pierre Henry.

*

Nous avons rajouté quelques encarts sur la sortie parisienne de La Légende de Gosta Berling en novembre 1925 lors d’une séance du Ciné-Club de France (vraisemblablement au Colisée) puis en avril 1926 à l’Omnia-Pathé.

*

Bonne lecture !

 

Mauritz Stiller par Greta Garbo

paru dans Cinéa (mars 1930)

LA VIE DE GRETA GARBO par Pierre Henry

Greta Garbo est l’une des plus illustres vedettes de l’écran ; elle est aussi celle que l’on connaît le moins. Car c’est un fait bien connu que Greta Garbo déteste parler d’elle-même ; elle garde jalousement  sa vie privée. Dans ces conditions, reconstituer  l’histoire de sa carrière présente maintes difficultés.

On sait cependant que Greta Garbo, dont le véritable nom est Greta Gustavsson, est née à Stockholm en 1903 d’une famille de condition assez humble. Elle avait une soeur aînée, morte il y a quatre ans, et un frère qui ayant adopté lui aussi le nom de Garbo, a tourné quelques films en Scandinavie, mais sans grand succès.

Le père de Greta mourut en 1920. La vie devint alors difficile pour la petite famille et Greta dut quitter l’école pour travailler.

Elle trouva tout d’abord un emploi chez un coiffeur de Stockholm, où elle était chargée de savonner les barbes ; puis elle fut promue à la dignité de vendeuse dans un magasin de confection.
Evidemment, il-n’y avait pas là de quoi satisfaire la jeune Greta.

Elle avait un penchant très net pour le théâtre.
Dès l’âge de sept ans, Greta avait connu et aimé le théâtre. Ses parents l’amenaient de temps en temps dans l’un d’eux, qui n’était guère qu’un cabaret de faubourg, muni d’une petite scène, et, plus rarement, dans une véritable salle de spectacle de Stockholm. Le monde des planches exerçait sur la fillette une étrange fascination, et il lui arrivait fréquemment de passer une heure ou deux à rôder autour de l’entrée des artistes et même, de temps à autre, dans les coulisses.
L’école ne lui plaisait pas ; elle s’y sentait comme prisonnière. Elle étudiait pourtant l’histoire avec plaisir, tandis que la géographie l’effarait.

Le cinéma ? Greta y allait souvent Parfois même elle parvenait à attendrir l’aboyeur de l’entrée… et se faufilait dans l’ombre sans payer sa place. Voilà tout ce que Greta connaissait de ce monde du spectacle qui l’attirait tant, cependant, à l’âge de seize ans. C’est alors qu’elle fit la connaissance d’un acteur.
Mais laissons la parole à Greta Garbo elle-même…

« Je dis à cet acteur, comme des milliers de personnes le disent à des acteurs, que j’aimerais faire du théâtre. Et je lui demandai aussi comment je pourrais y parvenir. Il parla de moi à un autre acteur, plus connu, et m’envoya le trouver.

« C’était Franz Envall. Il est mort, à présent, mais son nom brille toujours sur les scènes Scandinaves en la personne de sa fille, grande artiste elle aussi. Il me dit qu’il demanderait une place pour moi à l’Ecole Dramatique du Théâtre Royal de Stockholm. Cette Ecole fait partie du Théâtre Royal du Roi et de la Reine de-Suède. L’enseignement n’y coûte rien, mais par contre les élèves ne reçoivent aucun salaire. Il y a un examen d’admission devant un jury d’une vingtaine de personnes, des journalistes, des critiques, des gens de théâtre, des acteurs, la direction de l’Ecole, etc… J’étudiai pendant six mois, et passai mon examen avec une scène dramatique d’une pièce suédoise de Selma Lagerlof et une scène de comédie de Madame Sans-Gêne.

« Ce grand jour arriva en août 1920 ; j’avais alors dix-sept ans, Inutile de dire que j’étais en proie à un « trac », terrible. Le vaste trou noir que la salle représentait pour moi me donnait un véritable vertige. Je ne sais comment je trouvai la force de jouer mes scènes… ; toujours est-il que, lorsque j’arrivai aux derniers mots, je m’enfuis littéralement dans les coulisses, sans penser seulement à saluer mon auditoire. Quelques jours après, on m’annonça que j’étais reçue…

« Quelle impression de bonheur je ressentis alors ! Je ne sais comment je fus capable de supporter une telle joie… et même encore aujourd’hui, lorsque je pense à cet instant de ma vie, j’en palpite encore… Pensez donc, mon rêve si longtemps caressé de devenir une actrice allait enfin se réaliser !…

« Les cours que mes camarades et moi suivîmes alors étaient excellents ; nous avions des professeurs remarquables. Chacun d’eux ne s’occupait que de deux élèves à la fois. Leur patience devait être remarquable également, car je me rends compte à présent que je dus être une bien mauvaise élève. J’avais la détestable habitude d’être régulièrement en retard… et mon exemple finit par être contagieux. Notre enseignement comportait aussi l’étude de la danse ; je suivis ainsi les cours de danse et exercices rythmiques de Jacques Dalcroze. Je n’aimais pas la danse ; ma haute taille —j’étais aussi grande dès l’âge de douze ans que je le suis aujourd’hui — me paralysait ; partout cela me faisait remarquer. J’étais gauche et avais la sensation terrible d’être ridicule…

« Jamais nous autres élèves — quoique, passant tout notre temps dans les bâtiments et dans l’atmosphère du Théâtre Royal — ne parûmes en public sur la scène proprement dite du théâtre. La durée habituelle des études était de deux années. J’en commençais pourtant une troisième, lorsqu’un beau jour, l’un des professeurs m’appela et me dit que Mauritz Stiller avait demandé une jeune fille susceptible de jouer un rôle dans son prochain film (1). J’acquiesçai et promis de répondre à l’invitation. Je n’y attachai du reste, aucune importance. S’emballer sur de vagues espoirs n’engendre d’ailleurs presque toujours que déception…

Comoedia du 09 avril 1926

Comoedia du 09 avril 1926 

*

« Mauritz Stiller était alors un homme d’importance dans le monde cinégraphique Scandinave — et même européen. Ce jour-là, donc, après le cours, je me rendis chez lui. Il n’était pas encore rentré ; aussi je pris place et attendis.

« Bientôt le grand réalisateur arriva, suivi du grand chien qui le suivait partout. Le même « trac » qui m’avait saisie lors de mon examen d’entrée au Conservatoire me reprit… Stiller ne dit rien, mais m’examina attentivement, des pieds à la tête, détaillant mes traits un long moment… Il put d’ailleurs me redire, par la suite, de quelle manière j’étais vêtue ce jour-là… Sur le moment, il ne m’adressa que quelques phrases banales sur la température et autres généralités. Par instants, son regard pouvait sembler lointain, mais je sais qu’il ne me quitta pas des yeux. Au bout d’un moment, il me pria d’enlever mon manteau et mon chapeau, et, m’ayant détaillée un instant encore, il me demanda de lui indiquer mon numéro de téléphone. Je me dis alors que le rôle ne serait pas pour moi, et supposai que je ne correspondais pas au type de femme voulu, prenant cette dernière question pour une fin de non-recevoir polie. Dire que j’en fus désolée, non ; je n’y pensai plus, voilà tout…

« Pourtant, quelques jours plus tard, Mauritz Stiller me téléphonait de venir tourner un « bout d’essai » au studio de la Svenska-Film. Cela me fit plaisir, encore que je ne me sois nullement emballée… Je ne m’emballe jamais à moins d’être en face d’une certitude.

« Je me rendis au studio en compagnie d’une autre élève de l’Ecole Dramatique du Théâtre Royal, ma camarade. Mona Martenson, qui, chose curieuse, après avoir tourné avec moi Gosta Berling, devait suivre elle aussi la carrière cinématographique ; elle est même venue également à Hollywood il y a quelque temps, mais sans toutefois s’y fixer, comme cela a été mon cas.

« Ce fameux « bout d’essai » me parut assez comique. A peine arrivée, on me maquilla, on me fit entrer dans un décor, en me disant de me coucher, car j’étais censée être très malade dans la scène à tourner… J’étais interloquée, et assez effarouchée d’avoir à jouer le rôle d’une moribonde devant tout ce monde. M. Stiller attendit quelques instants, puis me dit : « Mon Dieu ! Vous ne pouvez donc pas être malade ? Ne savez-vous pas ce que c’est que d’être malade ? »

« Je me rendis alors compte que l’on ne plaisantait pas, je devins très sérieuse et un instant plus tard, je devenais une dame très malade…

« Je revins à la maison. Je ne savais pas encore si j’étais engagée pour un rôle dans ce film. Je continuai à suivre les cours de l’Ecole. Puis, à quelques jours de là, Mauritz Stiller me téléphona et m’annonça qu’un rôle m’attendait, celui de la Comtesse Ebba Dohna dans la Légende de Gosta Berling. Un très beau rôle pour un début…

« Les premiers jours de travail me furent très pénibles. J’en étais presque malade. Enfin, pour me mettre plus à l’aise, on me laissa seule ; tous s’éloignèrent du décor, les électriciens, les machinistes, même M. Stiller. Il me conseilla de répéter mes scènes toute seule. Je jetai un coup d’oeil circulaire ; mais, sans que je pusse apercevoir quiconque, je savais qu’il était là…

« Le film demanda de longues semaines de travail. Certaines scènes devaient être tournées dans la neige et pour cela il nous fallut attendre l’hiver. Lorsque ce fut terminé, toute appréhension m’avait quittée. Mais, aujourd’hui encore, je suis toujours nerveuse et agitée lorsque je travaille. Je ne puis m’en empêcher. C’est pourquoi je ne veux voir personne me regarder jouer mes scènes. Je me concentre et m’isole le plus possible lorsque je tourne. Je ne puis supporter que quelque journaliste survienne et me demande par exemple : « Que pensez-vous du mariage ? », comme c’est chose courante dans les studios californiens. Je ne puis penser à plusieurs choses à la fois ; je ne puis faire de bon travail ainsi. Il en est de même pour chaque film ; je tremble toujours, du début à la fin.

« Lorsque nous eûmes fini Gosta Berling, toute activité cessa au studio ; aussi retournai-je au Conservatoire. Je redevins l’élève irrégulière et toujours en regard que j’avais été jusqu’alors…

La Semaine à Paris du 07 mai 1926

*

« A l’approche de l’été suivant (1924), je reçus un télégramme de Mauritz Stiller. « Ne concluez rien pour cet été », me disait-il. Car, évidemment, d’autres firmes pouvaient me faire des offres. Aussi ne signai-je aucun engagement. Je partis pour la campagne — seule, comme toujours, — avec simplement un ménage de vieilles gens pour s’occuper de mes repas et de l’entretien de la maison. L’été est si magnifique, en Suède… les mille rumeurs des champs, l’air pur, profond, qui vous pénètre…

« Tandis que je me reposais dans le calme absolu, je reçus une lettre de M. Stiller. On me demandait de venir à Berlin pour la première de Gosta Berling. Je revins à Stockholm et M. Stiller vint m’y chercher. Quelle reconnaissance ne lui dois-je pas… Oh ! pourquoi faut-il que cette brillante intelligence et ce grand coeur nous aient été ravis aussi prématurément ?…

« Je n’étais jamais sortie de mon pays jusqu’à ce jour. Dois-je dire, d’ailleurs, que la perspective d’un voyage ne m’effrayait guère ? Peut-être ne me croira-t-on pas, mais pourtant c’est ainsi ; J’éprouve devant la plupart des choses qui devraient me paraître nouvelles une bien curieuse impression… Je sens presque toujours que je suis déjà venue ici, là, où j’arrive cependant pour la première fois de ma vie. Rien ne présente guère pour moi un véritable caractère de nouveauté. On ne peut décrire cette sensation : mais je l’éprouve…

« Mme Lundequist, une très grande artiste suédoise qui jouait dans Gosta Berling le rôle de la commandante, nous accompagnait. C’est une personnalité remarquable ; et je ne connais pas de regard plus profond, plus éloquent que le sien. Nous fûmes fort bien accueillis à Berlin ; il nous fallut aller saluer sur la scène, et des fleurs nous furent remises. Tandis que nous passions une semaine là-bas, on commença de parler à M. Stiller d’une proposition pour l’Amérique. Mais nous revînmes cependant à Stockholm pour préparer un film en accord avec une firme allemande.

« Un mois plus tard, nous retournions à Berlin, d’où nous partions pour Constantinople, où devait être partiellement tourné le film projeté. Il s’agissait de Jérusalem, l’une des oeuvres capitale de Selma Lagerlof (2). Ce film, nous ne le fîmes jamais. Après un mois d’attente à pied d’oeuvre, nous dûmes rentrer, les capitaux faisant finalement défaut.

« Grâce à M. Stiller, je fus engagée pour une importante production que G. W. Pabst allait entreprendre à Berlin. Ce fut la Rue sans joie, que j’eus l’honneur de tourner aux côtés de deux grands artistes du cinéma allemand, Asta Nielsen et Werner Krauss.

« Encore que ce rôle m’ait très certainement beaucoup servi dans ma carrière, je dois dire qu’il me fut pénible à tourner. Le caractère spécial du scénario, le changement de metteur en scène, de studio, d’entourage et d’atmosphère constitua pour moi un véritable handicap qu’il me fut malaisé de surmonter.

« Au moment où nous tournions la Rue sans joie, un important personnage du cinéma américain était de passage à Berlin. C’était Louis B. Mayer, que les difficultés, survenues dans la réalisation de Ben-Hur appelaient en Italie, où ce film avait été entrepris. M. Mayer désirait engager M. Stiller et ses interprètes habituels pour la Metro-Goldwyn-Mayer. Quoi que M. Stiller me conseillât, je savais que je n’aurais qu’à me féliciter de ses avis. Lorsque M. Mayer se trouva en notre présence, c’est’ à peine s’il me regarda. Je suppose qu’il me guetta du coin de l’oeil ; mais je ne puis vraiment le certifier. Toute l’affaire fut conclue entre M. Stiller et lui.

« Je signai donc un contrat de trois ans. Mes appointements allaient être de 400 dollars par semaine la première année, 600 dollars la deuxième et 750 la troisième. L’année serait de quarante semaines. Ce que j’avais gagné auparavant en Europe ? Ma foi, je ne m’en souviens plus bien exactement. Je touchais une somme de temps à autre ; cela allait et venait sans laisser de traces… et puis, je n’ai guère le sens des affaires !

« Je rentrai à Stockholm pour m’y préparer. J’éprouvais alors une impression bizarre. J’étais dans l’attente d’un pays, d’une atmosphère que je n’avais jamais connus. Je me demandais vraiment  ce qui allait en advenir… »

En juin 1925, Greta Garbo et Mauritz Stiller rejoignaient à Hollywood leurs compatriotes Victor Sjostrom, Benjamin Christiansen, Lars Hanson et sa femme Karine Molander, ainsi que le malheureux Einar Hanson, qui devait trouver la mort trois ans plus tard dans un accident d’automobile.

Tandis que Mauritz Stiller s’éternisait en conférences avec les directeurs de production de la Metro-Goldwyn sur le choix du scénario de son premier film américain (de la même manière que notre compatriote Feyder tout dernièrement…), Greta Garbo tournait peu après son arrivée Le Torrent, d’après le roman de Blasco-Ibanez, sous la direction de Monta Bell, et avec Ricardo Cortez pour partenaire.

Le succès de Greta Garbo, dès que parut le film, fut instantané et considérable. Ce qui s’était produit peu auparavant pour Vilma Banky avec L’Ange des Ténèbres se répétait… Une deuxième artiste européenne (ou plutôt une troisième, Pola Negri les ayant précédées à Hollywood), enlevait d’emblée les suffrages des critiques comme de la foule.

Et la foule fait les « stars »… Greta Garbo sentit qu’engagée en parent pauvre, comme par concession accordée à Mauritz Stiller, elle allait pouvoir élever un peu la voix. Ce fut d’ailleurs pour réclamer Mauritz Stiller comme metteur en scène. Son deuxième film pour Metro-Goldwyn serait donc La Tentatrice, adapté d’un autre roman de Blasco-Ibanez, avec Mauritz Stiller comme réalisateur.

Le film fut commencé… Mais bientôt, la réalisation était suspendue. Il y avait désaccord entre, d’une part, les directeurs de production et, d’autre part, Mauritz Stiller d’accord avec sa vedette…

Après des semaines de discussions La Tentatrice était reprise par Fred Niblo pour la mise en scène et Greta Garbo gardait son rôle.

A SUIVRE…

(1) Encore que Greta Garbo ne le mentionne pas dans son récit, jugeant sans doute le fait dénué d’importance ou d’intérêt, il nous semble intéressant de relater ici que durant l’été de 1922 eut lieu son véritable début au cinéma dans une très modeste comédie suédoise tournée par un petit producteur indépendant. Ce film intitulé Laffar Petter (Pierre le Vagabond) passa complètement inaperçu  et le rôle qu’y jouait Greta était d’ailleurs de second plan.

(2) En définitive ce film fut tourné ultérieurement par M. Molander, autre réalisateur suédois. Il a été édité en France il y a deux ans sous le titre Les Maudits, mais en une version très écourtée.


Au Ciné-Club, on nous a montré « La Légende de Gosta Berling »

paru dans La Semaine à Paris du 20 novembre 1925

La Semaine à Paris du 20 novembre 1925

La Semaine à Paris du 20 novembre 1925

— Projection, fort intéressante et qui est, une preuve nouvelle de l’utilité d’un groupement tel que le Ciné-Club. Car ou le cinéma doit n’être qu’une entreprise commerciale et la presse
n’aurait, alors à s’en occuper qu’à la façon dont elle nous entretient des pastilles Géraudel ou  (et c’est la thèse que nous avons toujours soutenue — et appliquée !) c’est un art. Cet art, le Ciné-Club nous en montre alternativement le passé et l’avenir ; il nous rappelle ce qui fut, il nous propose ce que les audacieux veulent tenter. Bravo ! ici — et bravo ! là.

La Légende de Gosta Berling convient à l’art cinématographique comme toute l’oeuvre de Mme Selma Lagerlof, — moins peut-être que telle autre des parties de celle-ci. Car si le livre en explique, congrûment l’histoire, le film la laisse quelque peu confuse. Il n’y a pas la ligne nette de l’incomparable Trésor d’Arne. N’importe ! que de beaux moments, dus les uns aux interprètes, les autres aux admirables paysages, ou encore à la beauté de l’histoire — qui laisse, en nous une longue, résonance. C’est une oeuvre qui fait honneur au cinéma suédois, dont on ne répétera, jamais trop la louange.

R.

Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

*

Pour en savoir plus :

La page consacrée à la rétrospective Mauritz Stiller à la Cinémathèque française.

Une page sur le blog Silent Volume consacrée à la Légende de Gosta Berling (en anglais).

Un documentaire sur Mauritz Stiller de 60mn sur le site de la FILMARKIVET (en suédois) avec de nombreux extraits rares de ses films.

Bande-annonce de la rétrospective consacrée à Mauritz Stiller, du 14 juin au 5 juillet 2017 à la Cinémathèque française

L’une des scènes avec Greta Garbo de La Légende de Gosta Berling.

 

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *