Entretiens avec Arletty (Pour Vous 1931-1939) 2 commentaires


Sans aucun doute la plus grande actrice du cinéma français des années trente et quarante, Arletty continue de nous fasciner après toutes ces années.

Voici toute une série d’entretiens qu’elle accorda à Pour Vous tout au long des années trente.

Bonne lecture et bonne atmosphère !

 

Pourquoi Mlle Arletty a les cheveux en coup de vent

paru dans Pour Vous du 3 Décembre 1931

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J’ai trouvé Mlle Arletty devant un magnifique feu de bois, dans une petite pièce tapissée de livres, à côté d’un phono prêt à marcher. L’actrice malicieuse et fine que nous avons tant admirée à la scène, vient de faire ses débuts à l’écran dans Un chien qui rapporte, qu’on a présenté ces jours-ci avec un réel succès, et qui demeure un bon film grâce à Jean Choux, l’auteur, et en dépit de l’intervention de « monteurs » anonymes….

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« Mais non, je n’avais jamais fait de cinéma, même muet. Pourquoi ? Je ne sais pas. Par paresse, surtout. Et puis aussi parce que je me méfiais du studio…. J’aime trop le théâtre. Les occasions ne m’avaient pourtant pas manqué de faire du cinéma : dernièrement encore on m’avait proposé d’interpréter Le Petit Ecart… Que voulez-vous ! Je suis, comment dire, un peu fantasque. Et l’écran ne me tentait vraiment pas…. Il a fallu que Jean Choux, que je ne connaissais pas du tout, arrive un beau jour chez moi : il m’a persuadée. Et voilà. »

Je sais des spectateurs d’Un chien qui rapporte qui n’oublieront pas aisément la voix traînante et assourdie de Mlle Arletty, sa grâce et la complexité de son jeu : on se refuse presque à croire qu’elle n’ait pas une longue expérience du cinéma…. Ses débuts montrent que l’écran pourrait, mieux que la scène, mettre en relief ce qu’il peut y avoir d’amer et d’humain dans sa personnalité d’actrice.

« Certes, je ferai encore du cinéma : et je voudrais des rôles dramatiques. A l’écran surtout, on doit voir que je n’ai pas un visage gai. Le théâtre, c’est autre chose : un jeu de tennis, on se lance la balle, tous les soirs, tous les soirs. Personne ne me fera croire qu’au studio les acteurs revivent les émotions que comporte leur rôle : le rythme du travail est trop spécial. On joue de sang-froid : eh bien, moi, je suis pour le sang-froid, comme Diderot. Sans doute au théâtre on trouve autre chose : des satisfactions artistiques, la bataille quotidienne avec un public qu’il faut conquérir…. Enfin, à mon avis, il ne faudrait plus, à l’écran, de pièces adaptées : des scénarios originaux, voilà ce qui servira mieux la cause du cinéma. Si j’avais un rôle, non pas dramatique, mais humain, sensible ! Songez que je devais jouer chez Henri Bernstein — et que l’auteur qui a le mieux compris mon tempérament, mon grand ami Rip à qui je dois tout, ne m’a pas confié que des rôles gais….

« Pour en revenir à Un chien qui rapporte, je vous dirai que le travail au studio m’a paru très excitant, que Jean Choux m’a ravie, que la camaraderie que j’ai trouvée sur le plateau est bien différente du petit cabotinage qui règne au théâtre…. Choux est un animateur incomparable : autant son intelligence et sa capacité d’élever un sujet m’avaient enchantée, autant j’ai été chagrinée par sa protestation contre un montage maladroit…. On me dit néanmoins que le film plaît assez : or, Un chien qui rapporte devait être une œuvre de toute importance. Enfin, je ne connais rien à tout cela.

« Au studio, je n’avais jamais voulu me voir quand on projetait ce qu’on venait de tourner. Le jour de la présentation j’avais un trac fou, plus que je n’en ai jamais eu au théâtre. Une véritable angoisse ! Je me suis vue, j’ai entendu ma voix: j’étais bien nerveuse, allez ! Et cela m’a été une très grande leçon. Que de petits défauts qui m’ont déplu ! Je suis peut-être passable du point de vue plastique, mais je crois que le jeu, le dialogue, ne sont pas encore au point. Ma voix, si aiguë au théâtre, me paraît trouver, grâce au micro, un peu de profondeur qui ne peut que lui profiter…. En somme, vous le voyez, tout cela me passionne : je suis trop paresseuse, je vous l’ai dit, pour former des projets. J’attends…. »

Etrange rire que celui de Mlle Arletty, rusé et amer à la fois, dans un visage aux regards pointus, visage qu’encadrent des boucles de cheveux noirs « en coup de vent ». On sait que cette coiffure si caractéristique connaît actuellement un joli succès : j’eusse juré qu’Arletty, qui l’a lancée, l’avait trouvée dans ce portrait célèbre de Chateaubriand.

Cela n’a rien à voir avec le cinéma ; pourtant je pose à Mlle Arletty une question qui ne la fait plus rire, car je ne  suis pas le premier :
« J’avais déjà adopté cette coiffure dans Plus ça change, mais on ne s’en est entiché que lorsque j’ai interprété la Viscosa. Quant à son origine… c’est bien simple : auparavant, je ramenais mes cheveux en arrière, à rebrousse poil, et ils ne tenaient pas en place : il a fallu que je me décide à ne plus contrarier leur disposition naturelle. En somme, je n’ai rien inventé. »

Nino Frank

Pour Vous du 3 Décembre 1931

Pour Vous du 3 Décembre 1931

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‘J’aime le théâtre et le cinéma : je ne veux pas choisir’

paru dans Pour Vous du 10 Novembre 1932

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On connaît le joli passage d’A. de Vigny : « Une actrice vraiment inspirée est charmante à voir à sa toilette avant d’entrer en scène,.. Elle est impatiente comme un petit cheval de course qui attend qu’on lève la barrière, elle piaffe à sa manière, elle se regarde dans la glace, met son rouge. Elle essaie sa physionomie et l’aiguise ; elle s’étourdit de l’art et de la scène par avance, elle s’enivre. »
Je songeais à cela aux Bouffes-Parisiens pendant que la brune vedette Arletty s’apprêtait à entrer en scène. On connaît Arletty : même les plus profanes en théâtre savent qu’elle a lancé la coiffure « en coup de vent ». Mais les habitués de la scène et de l’écran aiment son charme piquant, la délicatesse de ses traits et le naturel de son jeu.

« Alors, vite, dites-moi, avant d’entrer en scène, ce que sera votre prochain film.
Mais malheureusement, il n’en est plus question ! Je devais en effet tourner ; mais comme je dois jouer dans la prochaine pièce des Bouffes Nuit de réveillon, qui succède immédiatement à celle-ci, Willemetz n’a pas voulu me laisser partir. Mais vous pouvez, par contre, affirmer que je tournerai dans le cours de 1933.

— Quel est votre dernier film ?
Un film de Max de Vaucorbeil que l’on verra dans une quinzaine de jours : Idée de génie (le film s’appellera : Une idée folle. ndlr). Enfin j’avais fait peu auparavant Enlevez-moi que l’on voit actuellement.

Il n y a pas très longtemps que vous tournez, mais le brillant que vous avez su donner à chacune de vos créations peut faire demander ses préférences à la femme de théâtre que vous êtes : feux de la rampe ou feux du studio ?
Mais je ne veux pas choisir : c’est tellement différent ! Mais il y a une chose qui m’a frappée. Je suis au théâtre la plus grande « traqueuse » qui soit. Chaque soir, je revois l’immense salle sombre avec appréhension. Eh bien ! au cinéma, je n’ai jamais éprouvé cela. La caméra, les appareils de prises de son, sont impersonnels. En tout cas, ils ne me gênent pas, contrairement à ce que j’ai entendu dire par d’autres actrices. Je ne voudrais, en vérité, quitter ni l’un ni l’autre. »

J’entendis qu’on appelait Arletty, et sournoisement j’espérais qu’elle n’entendrait point, car l’on aime toujours converser avec cette aimable femme, aussi spontanée à chaque bavardage.
Aussi, à voix très haute, lui parlai-je du cinéma.
« Au temps du muet, dit-elle, je n’aurais pas raisonné ainsi, mais maintenant, je considère qu’il faut avoir fait du théâtre pour faire du bon film. Voyez Raimu, voyez… »

Je n’entendis plus rien, car le reste se perdit dans les couloirs. Arletty entrait en scène.
… Voyez Arletty.

Yves Dartois

Pour Vous du 10 Novembre 1932

Pour Vous du 10 Novembre 1932

En 1935, Pour Vous publie un nouvel article sur Arletty signé par le critique Jean-Georges Auriol que nous avons déjà reproduit ici :

Arletty par Jean-Georges Auriol (Pour Vous 1935)

 

Un Nouveau personnage d’Arletty

paru dans Pour Vous du 11 Janvier 1939

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Des murs clairs d’où se détachent des toiles et des dessins d’Utrillo, de Dunoyer de Segonzac ; beaucoup de livres, une atmosphère spirituelle, et Arletty, très Parisienne, grande, élégante, intelligente, qui parle d’Hôtel du Nord, de Marcel Carné, et de l’importance que ce film a eu pour elle…

Car il y avait un malentendu à l’origine de sa carrière cinématographique : elle avait été — il y a sept ans déjà ! — la séduisante propriétaire d’Un chien qui rapporte ; c’était une grande chance puisque, pour son premier film, on lui offrait un rôle principal. Et Jean Choux ne s’était pas trompé en la choisissant, puisqu’elle y fut charmante, malicieuse et fine ; mais, dès lors, elle était classée pour le cinéma, sans avoir pu donner toute sa mesure ni permettre de juger de l’étendue de son talent. Et pendant longtemps on ne devait plus lui proposer d’incarner à l’écran que des petites femmes légères, sottement frivoles et étourdies.

« Si j’avais un rôle, non pas dramatique, mais humain : sensible !… pouvait soupirer alors Arletty. Je ne veux plus jouer les petites grues stupides. » Pouvait-on lui tenir grief de préférer, à cette époque, la scène à l’écran, alors que l’ne lui offrait toutes les joies de l’art de la comédie, quand l’autre ne lui donnait que des personnages stéréotypés et inconstants ?
Aujourd’hui, Arletty vient de refuser de créer une pièce.

Une pièce très belle, nous dit-elle, de Peyret-Chapuis, l’auteur de Frénésie ; mais je ne me sens pas la force de tourner et de jouer en même temps. Et comme j’ai des projets cinématographiques immédiats, précis, et qui m’intéressent…

Car Arletty, dans Hôtel du Nord, a trouvé, avec quelle éclatante réussite, ce rôle qu’elle cherchait, et qui l’a réconciliée avec l’écran ; un personnage plus mur, plus  vrai, qui lui a permis de dégager ce qu’il y avait d’humain et d’amer dans sa personnalité, Raymonde, une fille un peu désabusée, un peu nonchalante, mais qui est pourtant l’incarnation du bon sens dans cette atmosphère lourde et troublée.

Ses projets ? Bientôt elle tournera la Rue des Vertus, un scénario de Jacques Prévert, que Marcel Carné va mettre en scène ; puis elle reprendra le rôle qu’elle a créé dans Fric-Frac, d’Edouard Bourdet, pour l’adaptation cinématographique que Maurice Lehmann va réaliser ; deux êtres qui sont tout à fait proches de celui qu’elle interprète dans Hôtel du Nord. Parfait !

Toutefois, il ne faudrait pas que l’on recommence avec ce nouveau personnage l’erreur que l’on avait commise avec le premier. Arletty a bien d’autres possibilités : il faut lui donner l’occasion de les mettre en valeur.

Jean-Pierre Barriot

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Pour Vous du 11 Janvier 1939

 

ARLETTY INTERPRÈTE DE FRIC-FRAC

paru dans Pour Vous du 24 Mai 1939

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J’ai pu bavarder, l’autre jour, quelques instants avec Arletty qui venait de terminer, le matin même, Fric-Frac.
— Une scène qui a été tournée à la Santé : nous avons eu d’ailleurs de grandes difficultés pour y pénétrer. Il y a maintenant des consignes sévères.
— Vous avez aimé votre rôle ?
Oui. Il est charmant. J’avais créé le rôle de Loulou à la Michodière. Je l’ai repris avec joie au cinéma.
— A-t-on apporté des changements ?
Oh ! presque rien. Edouard Bourdet et Michel Duran, qui ont écrit le dialogue, ont gardé presque intacte la pièce dont Edouard Bourdet est, comme vous le savez, l’auteur.
— Vous êtes, je crois, une mauvaise femme ?
Bien sûr. Vous savez qu’on ne me donne que des rôles de ce genre :  que ce soit dans Hôtel du Nord, le Jour se lève ou Circonstances atténuantes.
— Quel genre de personnages aimeriez-vous interpréter ?
Franchement, je ne sais pas. Je crois qu’on est mauvais juge soi-même. Il vaut encore mieux laisser choisir les autres pour vous. D’ailleurs je n’ai jamais désiré jouer les « dames aux camélias »L’autre jour, Yvonne de Bray m’a demandé de jouer, au théâtre, Tendresse. Je lui ai dit : « Oui, à condition que je ne me fasse pas trop rire en me regardant dans la glace. »

Car Arletty n’est pas seulement pleine de charme et de talent mais c’est aussi une de nos plus spirituelles comédiennes. Nous parlons évidemment cinéma. Elle me cite les derniers beaux films qu’elle a vus :
— Les Hauts de Hurlevent, quelle merveille ! Comme chaque image, chaque objet a une âme. On n’y pleure pas. Et pourtant combien c’est dramatique !  J’ai aussi aimé Elle et lui, à cause d’Irène Dunne qui y est merveilleuse. Bien que l’histoire, en elle-même, m’ait beaucoup moins passionnée que celle de Voyage sans retour avec lequel on pourrait établir un rapprochement

« Vous savez, poursuit Arletty, je vais au cinéma un peu « par crise » ; parfois je vois trois films le même jour ; d’autres fois il se passe deux semaines sans que j’y aille une seule fois. Je n’aime pas les mauvais films. Il m’arrive d’assister, évidemment, à quelques-uns, pour aller voir des camarades. Par exemple, je vais à tous les films dans lesquels joue Michel Simon, mon camarade de Fric-Frac, qui est à mon avis notre meilleur comédien. Mais en ce qui concerne les « navets » que j’ai tournés, je vous jure bien que je ne perds pas mon temps à aller les « admirer ».
— Des projets ?
Tempête sur Paris, d’après Balzac. Mise en scène de Bernard Deschamps, avec Annie Ducaux, Aimos, Dalio, Carette, etc.

Marguerite Bussot

Pour Vous du 24 Mai 1939

Pour Vous du 24 Mai 1939

 

L’ACTEUR et son IMAGE : ARLETTY

paru dans Pour Vous du 28 juin 1939

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Pour Vous du 28 juin 1939

Dans le cadre de cette enquête de Pour Vous qui se poursuit sur plusieurs numéros, nous trouvons cette réponse d’Arletty.

Il n’y a pas bien longtemps, me dit Mlle Arletty qui m’accueille dans sa loge, que j’ai la curiosité de me voir à l’écran ; auparavant, je ne le faisais jamais
— Et pourquoi vous priviez-vous de ce plaisir ?
C’est que, précisément, ce n’était pas du tout pour moi un plaisir ; entendre ma voix, surtout, m’agaçait terriblement. Mais je me suis rendu compte que j’avais tort
— Vous considérez donc que cette épreuve, puisque c’est pour vous une épreuve, présente quelque utilité ?
Sans aucun doute. J’ai eu ainsi l’occasion de m’apercevoir de certaines de mes manies, de petits gestes nerveux — car je suis extrêmement nerveuse — qui, à la projection, se trouvaient considérablement grossis. Et j’ai pu m’efforcer de me corriger.
— Quelles sont, en général, vos impressions devant votre image ?
Pour ce qui est de la représentation de ma petite personne, il est rare que je ne rende pas hommage à l’habileté avec laquelle les opérateurs satisfont mes exigences, qui sont grandes, car je voudrais toujours paraître plus jeune qu’il y a dix ans ; vous voyez leur mérite !
« D’autre part, si la physionomie de mon personnage a toujours, jusqu’ici, assez bien correspondu à celle que je m’imaginais et ne m’a jamais causé de bien grande surprise, j’ai souvent trouvé à mon jeu des imperfections malheureusement irrémédiables dans le film projeté. Et cette confrontation, si elle n’est pas très agréable, n’en est pas moins utile. C’est un peu une école que nous devons nous imposer, comme un acteur de théâtre doit s’imposer de voir jouer ses camarades. Devant l’écran, nous avons l’avantage de pouvoir nous observer en même temps que nous les observons.

Maurice Romain

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Pour Vous du 28 juin 1939

 

Arletty vu par Arletty

paru dans Pour Vous du 1 novembre 1939

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Six étages. Mais pas une échelle ! De la musique vient à ma rencontre : piano et chant… C’est bien la voix d’Arletty, mais c’est presque « sa voix de ville », ronde et douce, très différente de celle qu’elle avait en disant : Non mais !… Est-ce que j’ai une gueule d’atmosphère ? Et tout de suite, avant d’avoir pu poser une question, avant même d’avoir franchi le seuil de l’appartement — grave bibliothèque aux boiseries luisantes sur la gauche, clair salon vaste, frais, sans bibelots-chichis, sur la droite — je tiens un des éléments dont se sert Arletty pour composer ses rôles : elle donne à ses personnages la voix qu’ils doivent normalement avoir, et qui n’est pas de toute nécessité la sienne même.

— Que chantiez-vous ? Préparez-vous un numéro ?
Non. C’est trop tôt. Cela viendra peut-être… un peu plus tard… quand il y aura des permissionnaires à distraire… Je chantais des chansons de l’autre guerre que j’ai retrouvées… Je travaillais sans but précis… Je souhaitais que l’on écrive de belles chansons franches et propres et joyeuses… Pas de leçons de patriotisme, les soldats n’en ont pas besoin… Pas de faux entrain, cela exaspère ceux qui se battent… Pas de veines jérémiades, ils n’ont aucune envie de nous entendre larmoyer… » Qu’est-ce que ce dossier que vous avez sous le bras ?
— Des photos de vos films. Des photos au naturel. Je voudrais que vous me racontiez des choses…
Qu’est-ce que vous voulez bien que je vous raconte ? Faites toujours voir les photos… »

La voilà qui regarde, qui écarte : « Oh ! quelle horreur ! ». Qui se réjouit  « Croyez-vous qu’il travaillait bien, ce photographe-là ? ». Qui proteste : « J’en ai une bien meilleure du même film ! ». Qui s’étonne : « Tiens ! je ne connaissais pas celle-là… »

Et voici les brefs commentaires que j’ai recueillis… Pour Vous

Doringe

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« Ça, c’est moi au naturel, un peu rêveuse, mais il faut bien, en photo… C’était bien pratique, les cheveux courts, seulement ça ne permettait pas assez de variété ; on est trop pareille à l’écran. Mais cette robe était vraiment jolie ! Et pas si sage que ça en a l’air à première vue, n’est-ce pas ? »

 

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Source : Bibliothèque numérique de la Cinémathèque de Toulouse

 

Pour en savoir plus :

L’entretien d’Arletty avec Henri-Jean Servat paru dans Paris-Match en 1988.

Arletty et Pierre Brasseur dans Les Enfants du Paradis de Marcel Carné et Jacques Prévert.

 

Arletty et Louis Jouvet dans Hôtel du Nord : la scène du gâteau.

 

Arletty : la minute de vérité dans Cinq colonnes à la une le 04 nov. 1960 (INA).

En 1972, Arletty dans Radioscopie de Jacques Chancel.

Les obsèques d’Arletty le 29 juillet 1992 au JT de France 2.


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