La salle de cinéma Le Marignan (Cinémagazine 1933) 3 commentaires


C’est le 30 mars 1933 que fût inauguré la grande salle de cinéma des Champs-Elysées : le Marignan, situé au 27, avenue des Champs-Élysées (75008).

Au fil des années, le Pathé Marignan devint le Pathé Marignan-Concorde puis le Gaumont Marignan avant de devenir le Gaumont-Champs-Elysées qui existe toujours de nos jours.

Bien sur n’espérez pas retrouver les charmes de cette salle d’antan. Salle unique de 1700 places, elle est devenue un complexe de 6 salles.

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Pour évoquer ce que représentait le Marignan à l’époque, nous avons retrouvé dans le numéro du mois de septembre 1933 de Cinémagazine un article de la série « L’Exploitation Moderne » qui revient en détail sur la salle en elle-même. Nous en avons ajouté un autre datant de l’inauguration du 30 mars (toujours dans Cinémagazine), les parutions publicitaires parues dans Le Petit Parisien à l’époque et pour finir l’article paru dans Comoedia le lendemain de l’inauguration.

En effet, le Marignan fût inauguré, en grandes pompes, avec le film La Dame de chez Maxim’s d’Alexandre Korda en présence des deux comédiens principaux du film : Florelle et André Lefaur.

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Bonne lecture.

 

Cinémagazine de septembre 1933

Cinémagazine de septembre 1933

L’EXPLOITATION MODERNE : LE MARIGNAN (Gaumont)

paru dans Cinémagazine du mois de septembre 1933

Il semble que l’avenue des Champs-Elysées, qui paraît avoir remplacé, depuis deux ou trois ans, l’avenue de l’Opéra en tant que centre des affaires, s’apprête à devenir aussi celui des spectacles cinématographiques.
En effet, voilà à peine quelques mois, dans l’un de ces nouveaux immeubles de style moderne construits récemment, s’est installé un nouveau palais de l’écran : le Marignan-Pathé.

Il y a tout juste deux ans, — et il faut signaler à l’honneur de l’architecte la rapidité avec laquelle cet imposant bâtiment a été érigé, — M. Natan, déjà possesseur de nombreuses salles parisiennes, fit appel à M. Bruyneel (), architecte, à qui il avait déjà confié la transformation et l’aménagement de ses anciennes salles de Paris et de province pour les rendre propres au film sonore.

Cinémagazine de septembre 1933

Cinémagazine de septembre 1933

Au moment de commencer son ouvrage, M. Bruyneel s’est trouvé en face de deux particularités qu’il avait à respecter :
Tout d’abord, il s’agissait de réserver, hors du cinéma proprement dit, le plus grand nombre de locaux libres dans le reste de l’immeuble ; d’autre part, et en raison de la clientèle élégante qui fréquente le quartier des Champs-Elysées, il fallait apporter le plus grand soin à la décoration intérieure du Marignan.

Pour le premier point, notre éminent architecte a éludé très intelligemment la question en plaçant son mezzanine de plain-pied avec l’avenue, les fauteuils d’orchestre se trouvant ainsi en sous -sol et la corbeille au premier étage. Quant à l’élégance incontestable de la salle, elle a été obtenue par une étude approfondie de tous les éléments de décoration et par le choix de collaborateurs exceptionnels.

Cinémagazine de septembre 1933

Cinémagazine de septembre 1933

Mais voyons un peu l’aspect général de la salle.
On accède au Marignan-Pathé par trois entrées différentes, dont deux se trouvent avenue des Champs-Elysées, et la troisième rue Marignan.
L’entrée principale, à deux pas de la sortie de la station de métro « Marbeuf », est faite de grandes portes vitrées et donne sur un grand hall, de chaque côté duquel se trouvent deux guichets de distribution de billets. Entré dans ce hall, dont les murs sont si parfaitement décorés par Perron Moyne et Tantôt (), qui se sont tirés à merveille du travail si délicat de la boiserie, du staff et de la peinture, nous nous trouvons au pied d’un grand escalier à double révolution formant un motif de loggia centrale aux lignes simples et harmonieuses.

Signalons ici le soin apporté aux glaces qui garnissent les murs, puisque la paroi gauche de ce hall a été recouverte de magnifiques glaces ajustées en un prolongement optique rigoureux, ce qui double pour les yeux la surface déjà imposante de ce hall. C’est aux établissements R. Goro () que M. Bruyneel a fait appel pour l’installation rigoureuse de ces glaces, ainsi que pour tout ce qui est verrerie décorative.

 

Cinémagazine de septembre 1933

Cinémagazine de septembre 1933

Les deux autres accès à la salle du Marignan forment ce que l’on appelle le « passage Marignan ».
Partant de l’avenue des Champs-Elysées et de la rue Marignan, ce passage aboutit à une immense rotonde de 15 mètres de hauteur sur 10 mètres de diamètre, éclairée directement par une coupole vitrée. Cette belle rotonde, qui comporte aussi deux guichets, peut ainsi abriter, par mauvais temps, toute la foule des spectateurs qui attendent leur tour de caisse.
Mais une fois servi, une surprise attend le spectateur, qui pénètre dans la salle par le passage : sous le plan de la rotonde dont il vient d’être question, s’en trouve une autre d’un diamètre deux fois plus grand et qui offre de la sorte un formidable dégagement aux spectateurs du parterre.

 

Cinémagazine de septembre 1933

Cinémagazine de septembre 1933

Chef-d’œuvre de décoration moderne, cette rotonde, comme le hall, le foyer d’entrée et les escaliers, est recouverte d’un dallage de caoutchouc de Leyland (1), en polychrome lavable et absolument insonore, d’un dessin au style très étudié. Ce système de dallage, d’une réalisation tout à fait nouvelle, offre de très grandes qualités au point de vue technique. Il fait entièrement corps.
Entrant dans la salle, le spectateur est alors émerveillé par l’impression qui se dégage de l’ensemble si finement composé de rouge, gris et or.
Une fois de plus, les Établissements Bertrand-Faure (2) furent chargés de pourvoir au confort des 2.000 spectateurs du Marignan-Pathé. Peut-on être plus confortablement assis que dans ces nouveaux fauteuils moelleux et silencieux ou même dans ces strapontins de conception absolument nouvelle, fauteuils dont le velours foncé enrichit encore l’harmonie discrète de la salle ?

 

Cinémagazine de septembre 1933

Cinémagazine de septembre 1933

A cet étage, le balcon comporte encore un vaste dégagement, cette fois non plus en rotonde, mais sous la forme d’un foyer magnifique éclairé par deux lustres splendides de verre dépoli rosé, d’or, d’or mat et de laque, créés par Lescurieux (3). En dehors de ces deux lustres, l’éclairage de la salle et de la rotonde inférieure est presque entièrement indirect. O. Tauzia (4) a obtenu, par un jeu de résistances actionnées automatiquement, un éclairage progressif et dégressif du meilleur effet.

 

Cinémagazine de septembre 1933

Cinémagazine de septembre 1933

En remarquant que cette immense salle ne comporte aucun poteau de soutènement, nous nous trouvons en présence d’un des plus gros écueils que l’architecte ait eu à surmonter, ce à quoi, avec le concours des « Échafaudages modernes » (5), il est parvenu, puisque le mezzanine et le balcon peuvent supporter un poids de quatre à cinq fois supérieur à celui qu’ils auront effectivement à soutenir.

 

Cinémagazine de septembre 1933

Cinémagazine de septembre 1933

Signalons encore les beaux revêtements de faïence et les artistiques carrelages céramiques d’Émile Delhaye (6), les ascenseurs si rapides et silencieux de Jaspar (7), l’isolation impeccable des moteurs obtenue par la maison Absorbit (8), une installation sanitaire de premier ordre et un service contre l’incendie irréprochable qui font honneur à Philippe Monduit (9) ; nous aurons ainsi nommé les principaux artisans de ce chef-d’œuvre d’architecture moderne, de confort et d’élégance qu’est le Marignan-Pathé, fruit de l’expérience d’un architecte de bon goût : Eugène Bruyneel.

Georges Say

Cinémagazine de septembre 1933

Cinémagazine de septembre 1933

(Photos :  Pathé-Natan et G.-L. Manuel frères.)

(1°)  147,  rue  du  Faubourg-Poissonnière. (2°) 17, rue de la Reine-Blanche. (3°) 127, rue de Turenne. (1) 36, rue Laborde. (2) 20, rue Hoche, Puteaux. (3) 80, rue de Turenne. (4) 25, rue d’Alsace. (5) 75. rue de Maubeuge. (6) Quai Gavant, Saint-Quentin. (7) 94, rue d’Amsterdam. (8) 31, rue Poncelet. (9) 40, rue de Pantin, Bagnolet

 

Quelques mois auparavant Le Marignan avait déjà fait l’objet d’un article lors de son inauguration.

 

Cinémagazine d'avril 1933

Cinémagazine d’avril 1933

L’INAUGURATION DU « MARIGNAN »

paru dans Cinémagazine du mois d’avril 1933

C’est avec le plus grand éclat qu’a eu lieu cette inauguration, attendue comme un de ces événements bien parisiens qui marquent la vie mondaine du Tout-Paris élégant. Et, dans ce nouveau palais, élevé à la gloire des images mouvantes, ce fut une fête somptueuse, admirablement ordonnée, scintillante de toilettes, de beauté et de lumière…
Nous ne parlerons point, car ce n’est pas là notre rôle, du spectacle cinématographique qui nous était offert…
Non, c’est de la salle, c’est du « Marignan » lui-même que je voudrais dire quelques mots…

Et tout d’abord, l’originalité de cette salle tient au fait que l’entrée principale donne directement accès au mezzanine et au balcon, par un escalier monumental, en pierre, faisant loggia centrale… Au plafond, brille doucement une dalle d’or à caissons lumineux…
Les portes, sombres, de bois précieux, ouvrent sur la salle, noble de ligne et d’aspect… Ici règne le goût le plus raffiné… La scène est encadrée par un portique supporté par deux hautes colonnes au jet très pur, aux chapiteaux dorés, qui luisent doucement, dans la pénombre…

Et que dire du foyer?… La glace centrale, les pilastres dorés et ces panneaux de soie grise et verte constituent un ensemble d’un très haut effet décoratif. Deux escaliers conduisent du foyer au parterre, et le marbre jaune de Sienne, qui forme le soubassement, revêt les murs d’une couleur onctueuse et dorée.

Enfin, complétant cet admirable ensemble architectural, la rotonde, surmontée d’une coupole lumineuse soutenue par des jets de colonnes, nous mène au bar, surélevé de quelques marches. Revêtements d’acajou, tonalités claires, damas, tapis, staffs, fers forgés, glaces et lustres, toutes ces richesses décoratives réunies par l’architecte Bruyneel font du Marignan une des plus parfaitement belles, une des plus élégantes et des plus raffinées parmi nos salles. Nous lui consacrerons d’ailleurs prochainement une étude plus détaillée, digne de sa perfection.

J. DE M (Jean de Mirbel)

Cinémagazine d'avril 1933

Cinémagazine d’avril 1933

Lors de la soirée de gala qui inaugura le « Marignan », les jeunes artistes qui paraissent dans « La Dame de chez Maxim’s » parées de leur costume offrirent fleurs et programmes aux nombreux invités.
(Studio G.-L. Manuel frères.)

 

Source : Ciné-Ressources / La Cinémathèque Française

 

Les encarts publicitaires parus dans Le Petit Parisien au moment de l’inauguration du Marignan-Pathé le 30 mars 1933.

 

Le Petit Parisien du 27 mars 1933

Le Petit Parisien du 27 mars 1933

 

Le Petit Parisien du 29 mars 1933

Le Petit Parisien du 29 mars 1933

 

Le Petit Parisien du 30 mars 1933

Le Petit Parisien du 30 mars 1933

 

Le Petit Parisien du 01 avril 1933

Le Petit Parisien du 01 avril 1933

Pour finir, voici l’article paru dans le quotidien Comoedia le lendemain de l’inauguration du Marignan qui retranscrit l’ambiance de cette soirée…

Comoedia du 01 avril 1933

Comoedia du 01 avril 1933

Un nouveau temple du cinéma : Le Marignan-Pathé

paru dans Comoedia du 01 avril 1933

POUR LE CINEMA FRANÇAIS : UN NOUVEAU TEMPLE DU CINÉMA, LE MARIGNAN PATHE-NATAN A ÉTÉ BRILLAMMENT INAUGURÉ PAR L’ÉLITE DE LA SOCIÉTÉ PARISIENNE

Qui donc disait qu’il y avait trop de salles de cinéma à Paris ? Il y en a trop, encore, qui sont exiguës ou inconfortables, voilà la vérité ! Louons, au contraire, et admirons l’effort des grands capitaines d’industrie qui dotent Paris de nouveaux et magnifiques théâtres cinématographiques. La sélection, tout naturellement, s’opérera.

La nouvelle salle Marignan, qui vient de s’ouvrir, en plein cœur du Paris neuf et dont l’inauguration fut, hier, un éclatant succès, peut être considérée, pour l’harmonie de ses proportions, le style solide et dépouillé de son architecture, et sa décoration, comme une des plus belles salles de Paris. Et comme je félicite les constructeurs de ce moderne palais de s’être gardés du kolossal !

Par le goût qui a présidé à sa conception et à son aménagement, par ses proportions équilibrées, et par son atmosphère, cette salle est vraiment française.

Dès le premier soir, les Parisiens s’y sont sentis chez eux. Et Tout-Paris était là, en effet.

Je parlerai demain, plus à loisir, du film de M. Korda La Dame de chez Maxim’s qui donne une vie et une forme nouvelles au chef-d’œuvre de Georges Feydeau. L’évocation des modes et du style 1900, et les gaietés de cette pittoresque « rétrospective », ne furent pas un des moindres attraits de la soirée.

Pour finir, une surprise inédite était réservée aux invités. L’arrivée de ceux-ci dans le magnifique hall avait été filmée ; leurs conversations et leurs exclamations admiratives avaient été enregistrées. Et sur l’écran on projeta en « édition spéciale » cette « dernière heure » des actualités. Miracle du cinéma !

Quel chemin parcouru depuis 1900 ! Les vieux Parisiens pourront à loisir comparer dans leur souvenir les Champs-Elysées de cette époque aux Champs-Elysées d’à présent, auxquels le Marignan ne va pas manquer d’apporter plus d’animation encore. Le choix qui fut fait de La Dame de chez Maxim’s pour cette inauguration est en cela fort heureux. Ce regard vers le passé nous permet de mieux admirer l’élégance et la beauté du Paris d’aujourd’hui.

Charles MÉRÉ

Que nous décrivions la soirée d’inauguration du Marignan-Pathé en quelques lignes ?

Autant prétendre faire tenir la Seine dans quelques verres à liqueur, les conférences de la paix en quelques séances, la production fluviale de Mlle de Scudéry en quelques chapitres, les souvenirs de ou sur Cécile Sorel en quelques anecdotes, etc. –

Les mots de magnifique et d’éblouissant, trop fréquemment employés, ne signifient plus grand chose et on ne les a pas encore remplacés par d’autres. Voulez-vous faire un petit effort de rétablissement et les imaginer dépouillés de l’exagération inhérente aux qualificatifs dans le langage moderne ? Vous vous ferez alors une idée de la réalité.

D’abord, la Salle, œuvre de l’architecte Bruyneel, est une splendeur. Non pas une splendeur de clinquant où la quantité remplace la qualité. Non pas une splendeur de recherche voulue et de faux modernisme, de ce modernisme où le parti pris de l’original et du futur s’exerce au détriment du confort. Mais précisément une splendeur dans le sens d’urne réussite complète en ce qui concerne la réponse aux goûts des spectateurs..

La salle est spacieuse, confortable, aérée. On y ressent une impression de bien-être et de délassement qui dispose favorablement le jugement porté sur le spectacle.

Il faut dire à l’honneur de l’architecte qu’il a fait une chose en même temps simple et luxueuse et qu’il n’a pas essayé d’imiter une certaine architecture très décorative, certes, mais instable, que nous devons à l’influence de Siclis. En disant cela, ce n’est pas le talent de Siclis que nous critiquons, il a apporté quelque chose de nouveau, de flatteur, parfois même d’harmonieux, mais nous pensons à ses trop nombreux imitateurs qui ont vulgarisé un genre devenu par leur faute imbuvable.

La chambrée était en tout point digne de la chambre. Nous n’avons pas pu, cependant, en juger d’une façon absolue. Venue un peu en retard, nous avons trouvé des resquilleurs installés à des places qui devaient être les nôtres et les placeuses ayant témoigné d’une grande indulgence et d’un juste respect pour ces audacieux — au fait, ils étaient peut-être leurs invités personnels ? — nous avons dû nous contenter d’admirer d’un rang un peu éloigné.

Nous avons pu, cependant, reconnaître dans l’assistance de nombreuses personnalités du monde politique, littéraire et cinématographique :

MM. Fernand Bouisson qui, cette fois, n’avait pas envie de lever la séance — une fois n’est pas coutume; Albert Sarraul, de Souza-Dantas, Si Kaddour ben Gabbrit, Georges Bonnet, Louis Serre, Hippolyte Ducos, Guy La Chambre (un beau nom pour un politicien ou pour une dame galante), Piétri, Osusky, Gesiano (une vraie S.D.N.), Philippe Roy, Bellanger, Jean Morunat., Louis Aubert, Henri Clerc, l’homme qui connaît le mieux le cheval à phynances.

Tristan Bernard souriait. (Vous pensiez que nous dirions: souriait dans sa barbe. Eh bien! non, nous avons voulu vous réserver de l’imprévu et disons : souriait tout court).

Pierre Wolff nous parle de son film en cours, Les Ailes brisées dont Berthomieu vient à peine de commencer la réalisation et qui est déjà très attendu.

Françoise Rosay et Jacques Feyder sont un centre d’attention. Vandal dépasse tout le monde d’une tête, au moins, et comme il n’y a pas de Vandal sans Delac nous ne tardons pas à croiser le sympathique président de la Chambre syndicale du Cinéma.

Il y a encore André Roanne, C-F. Tavanno, Maurice Garçon (inutile de plaider la cause est gagnée) ; Léontine Sagan, à qui toutes les Madchen aux cheveux uniformément incolores doivent rappeler les Madchen in uniform.

Il y a Louis Lumière, Trésor, Chauchat, Davier. Il y a enfin, MM. Natan et Emile Natan à qui nous devons cette magnifique soirée et entourés du brillant état-major de Pathé-Natan : Pierre Bonardi, Charles Gallo, J. – J. Frappa, Déal; Jacques Mortane, René Zetlaoui.

Et il y avait une femme blonde.
Délicieuse de modestie, de simplicité, de charme. Une femme blonde qui paraissait presque se tenir à l’écart.

Chère Florelle ! la plus obscure des spectatrices faisait plus de chique que vous.

Chère Florelle ! Combien de ceux qui vous ont si chaleureusement applaudie se sont aperçus de votre présence parmi nous ?

Quand nous vous avons demandé si vous veniez pour présenter le film, vous nous avez répondu :
Je viens d’arriver à Paris. Je suis sur le point de repartir. Je travaille.

Alexandra PECKER

Source : gallica.bnf.fr / Bibliothèque nationale de France

 

Pour en savoir plus :

Lire la page consacrée au Marignan sur le blog salles-cinema.com

Le site du Gaumont-Champs-Elysées.

Une page historique (en anglais) sur le Marignan à lire sur le site Cinema Treasures.

 


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3 commentaires sur “La salle de cinéma Le Marignan (Cinémagazine 1933)

  • Claude Guilhem

    Magnificience pour magnificence a-t-on envie de dire.
    J’aurais aimé voir tout cela. Par manque de synchro évidemment j’étais loin d’être là…
    Voila qui est dommage; heureuse Alexandra Pecker vous nous faites rêver. Nous voici donc bien grâce à vous transportés 83 ans en arrière.
    1933. Le Cinéma parlait et mon père entamait une carrière chez Gaumont et oui !
    Mais je songe, j’écris, et ce faisant j’oublie de vous dire MERCI.